Les éditions Héros-Limite au Rideau Rouge : une mise en avant de la collection « feuilles d’herbe »

Les éditions Héros-Limite au Rideau Rouge : une mise en avant de la collection « feuilles d’herbe »

Au mois de novembre, le Rideau Rouge met en avant la collection « feuilles d’herbe » de l’excellente maison d’édition Héros-Limite

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   Les éditiocircens Héros-Limite, créées en 1994 à Genève, s’attachent à publier Des traductions d’auteur-e-s étrangers mais aussi des auteur-e-s suisses et français. Quel rapport entre John Cage et Charles-Albert Cingria ? pourrait-on se demander. Chaque auteur-e du catalogue est un trait d’union; chaque livre est créé par filiation et renvoie à un autre livre. Le catalogue des éditions compte aujourd’hui une centaine de titres. Il regroupe des écrits de tous domaines et de tous genres confondus. Des textes faisant part d’une expérience extraordinaire qui, par le travail d’écriture, transforment nos habitudes de lecture et nos regards.
Faire de l’édition, c’est aussi faire oeuvre, fabriquer des livres investis d’esprit. Chacun de ces objets délivre une pensée, un univers ; possède une vie propre, des contours singuliers, invite à une lecture spécifique. Ils sont faits pour être vus les uns aux côtés des autres. Les livres qui constituent le catalogue des éditions Héros-Limite sont les éléments d’une mosaïque : pour autant que la lecture soit elle-même « invention ». Entre Bénédicte Vilgrain, Valère Novarina, Roger Lewinter ou Fabienne Raphoz se crée un lien qui est celui de l’espace et la voix, car le livre est aussi une partition. Chacun de ces écrivains peut être lu à haute voix, semble être fait pour être lu à haute voix. Il y a cette phrase que tout le monde connait : « le style est auditif ». Ingrid Caven disait : « Le style doit être parfait pour que l’âme ne soit pas empêchée de passer ». C’est aussi cela le travail de l’éditeur, à travers tous les détails de la conception d’un livre, faire en sorte que l’âme puisse « passer ».

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feuilles d’herbe regroupe des écrits de tous domaines et de tous genres confondus. Des textes faisant part d’une expérience extraordinaire qui, par le travail d’écriture, transforme nos habitudes de lecture et nos regards. Nous désirons publier des livres qui donnent naissance ; des récits qui creusent au plus profond du drame humain ; des ouvrages qui nous portent, des livres utiles à la vie de tous les jours, des ouvrages savants, des romans et de la poésie.

Le but de feuilles d’herbe est bien de pouvoir éditer ou rééditer des titres à des prix abordables, de remettre en circulation des livres épuisés pour lesquels ne se justifie plus un grand format. Nous espérons aussi reprendre des titres relativement récents qui n’auraient pas trouvé un lectorat à leur sortie.
Sur les tables de librairie, dans la profusion de nouveautés, les livres bon marché et ceux de formats poche ont une durée de vie sensiblement plus longue. Par ailleurs, les difficultés économiques sont telles que peu à peu, seule cette catégorie d’ouvrages entre dans un fond de librairie. Nous visons une collection de poche à vitesse réduite, de faible production et de tirage moyen, mais de qualité. Notre seule force est de maintenir notre ligne éditoriale afin de resserrer les liens avec les libraires. La collection feuilles d’herbe est un petit format : 11,5 cm sur 18 cm. Un vrai poche qui, même s’il a un grand nombre de pages, entre facilement dans n’importe quelle veste. La singularité de sa forme tient au fait qu’elle ne s’identifie pas tout à fait à un livre français, mais plutôt à un livre italien, ou encore allemand, voire anglo-saxon. Mieux encore ce serait tout cela à la fois. Le caractère typographique utilisé à l’intérieur comme sur les couvertures est le Bembo ; inspiré de la Renaissance italienne, il a été dessiné par Francesco Griffo en 1495 sur une commande d’Alde Manuce. Le miroir de page laisse de la place au blanc, la main peut bien tenir le volume, sans que son pouce empiète sur les lignes. Le texte doit se lire facilement, le lecteur et la lectrice doivent se sentir aussi confortable dans le livre que dans une vieille voiture.

 Pour 3 livres de la collection achetés, un coffret de superbes cartes « ENVOI » est offert dans la limite des disponibilités 

Little Urban : un chouette éditeur jeunesse !

Little Urban : un chouette éditeur jeunesse !

DSC01595Nous avons le plaisir de vous présenter une jeune maison d’édition jeunesse à la charte graphique très réussi :

Little Urban

à travers une sélection de leurs albums

Pour découvrir ensemble les éditions Little Urban, nous te proposons un petit jeu : nous avons éparpillé dans la vitrine un memory de Little Urban, il manque un pièce, il te suffit de deviner de quel animal il s’agit pour gagner un splendide poster qui décorera ta chambre, tes toilettes ou ta cuisine ! Réponse à donner au comptoir des libraires ! (Attention, ce jeu n’est ouvert qu’aux enfants !!!)

Les premiers albums de Little Urban ont été lancés en octobre 2015, mais l’aventure commence deux ans auparavant sous l’impulsion de Pôl Scorteccia, directeur actuel d’Urban Comics qui engage Audrey Latallerie. Le binôme décide ensemble des projets éditoriaux. L’ambition de la maison d’édition est de faire découvrir l’univers foisonnant de la littérature jeunesse aux petits comme aux grands. Les adultes ont en effet un rôle clé comme accompagnateur du jeune lecteur avec la mise à disposition d’outils comme des ateliers créatifs proposés sur le site.

Le catalogue de Little Urban se structure autour de l’album. Ludiques pour les tout-petits avec par exemple le génial Tu me vois ? tu me vois plus de Sylvia Borando ou encore Une pierre sur la route de Ilaria Antonini & Barbara Balduzzi ; et de belles histoires pour les plus grands avec un grand souci de la qualité du texte. En effet si l’originalité et la beauté des illustrations sont souvent au rendez-vous dans la production jeunesse contemporaine, la qualité du texte et le rapport avec l’illustration n’est pas toujours au rendez-vous. Little Urban fait un travail la plupart du temps exemplaire en la matière !Il faut découvrir La légende du chien noir de Levi Pinfold ou la série des T-Rex de Molly Idle entre autres.

La maison d’édition à une politique de suivit des ses auteurs ce qui lui donne un bel équilibre. On retrouve souvent des clins d’oeil ou hommage à Sendack, Ungerer ou Lobel dans la manière dont le texte et l’image sont travaillés. Les albums sont d’une grande fluidité avec plusieurs niveaux de lecture, ce qui permet à l’enfant de se projeter dans les histoires.

Depuis septembre, Little Urban se lance dans une collection de premiers romans en adoptant un format plus large que les collections classiques de premières lectures et une grande part faite à l’illustration. Gageons que ces petits ovnis sauront trouver leur public. Et le 13 octobre c’est Benjamin Chaud qui adapte avec talent de nouvelles aventures des marsupilamis !

En résumé une maison d’édition moderne et ambitieuse à qui nous souhaitons longue vie et cerise sur le gâteau, le Samedi 25 novembre, avec l’association CitéRature(s), l’éditrice Audrey Latallery viendra à la librairie nous présenter son projet éditorial et nous conter le quotidien de son travail, à vos agendas !

Travail, de quoi parle-t-on ?

Travail, de quoi parle-t-on ?

Travail : de quoi parle t-on ?

En cette jolie rentrée attendue difficile, la librairie vous propose une sélection de textes sur le travail : des réflexions sur la notion même de travail, historiquement, sociologiquement et philosophiquement. Et puis aussi des livres sur les bouleversements du travail à l’œuvre aujourd’hui liés aux nouvelles formes que prennent le capitalisme et nos démocraties, et enfin quelques titres activistes sur les formes de luttes passées et à venir, histoire de rendre cette rentrée un peu moins subie.

DSC01586Nous ne sommes pas nés vierges de ce long récit qui lit l’Homme au travail à travers l’histoire. Celui-ci à été défini et vécu de multiples façons. Pourtant, comme à chaque génération, il nous appartient de tenter de le redéfinir à notre convenance : nouveaux rapports, évolutions ou changements drastiques de son espace d’existence :

« Au lieu d’opposer les deux libérations du travail, celle où le travail se libère et celle où l’on s’en libère, il faut sans doute essayer de penser comment on ne peut se libérer du travail qu’en le libérant » (1)

Afin d’échapper à l’acceptation des dits « principes de réalité » nous devons être en mesure de parler du travail autrement pour ne pas hésiter à bousculer les discours dominants et ce que nous croyons savoir. Ne renonçons pas à comprendre et à imaginer. Les textes, les mots, les conversations, les actes sont autant d’armes inépuisables tant que nous restons vaillants et curieux.

Bonnes découvertes !

(1) Bertrand Ogilvie dans « Le travail à mort » aux éditions l’Arachnéen

Un été très SF au Rideau Rouge

Un été très SF au Rideau Rouge

Partez à la découverte d’un genre qui n’en finit pas de nous étonner !

Nous assistons depuis quelques années à des formes de décloisonnement entre la littérature et la Science Fiction.

D’une part du coté de l’édition, on voit l’arrivée d’auteurs de littérature contemporaine dans kalpace domaine tels que Michel Houellebecq, Boualem Sansal, Virginie Despentes, Tristan Garcia, et la parutions de textes dystopiques par des éditeurs de littérature tels que Gallimard ou Rivages.

D’autre part le succès de la Horde du contrevent de Alain Damasio va bien au-delà d’un public acquis à la SF.

Ce renouveau du public et de l’édition est sans doute lié à la force de nos interrogations et de nos angoisses actuelles. Les ventes de 1984 de Georges Orwell s’envolent après l’élection de Trump ? C’est dire à quel point la Science-Fiction nous tend un miroir passionnant de notre réalité et de nos possibles avenirs.

  notre ile sombre Ainsi nous vous proposons une sélection de textes de SF classiques et contemporains qui s’emparent des problématique liées à l’écologie, l’Europe, les migrants, la guerre, la technologie, la démocratie entre autres et qui en les transposant dans un avenir plus ou moins proche nous invitent avec tout le talent de leurs écritures à ouvrir de nouvelles portes de réflexions et à ressentir la densité des enjeux qui se posent à nous aujourd’hui.

Ces décloisonnements n’auraient pas été possible sans la lucidité et l’envie d’un certains nombre de petits éditeurs qui partagent le besoin de stimuler et d’agiter la littérature en jetant des passerelles entre les genres. Nous leur donnons ainsi une certaine place dans notre sélection. Celle-ci, très personnelle, issue de nos lectures ou de nos désirs est forcément maladroite et attachante.

Nous espérons que vous ferez de très belles découvertes.

Jeux et hasards

Jeux et hasards

A l’occasion de la rencontre jeudi 11 mai à 19h30 avec l’équipe de la revue littéraire et critique Jef Klak pour la parution de leur quatrième numéro intitulé « Ch’val de course ; Faîtes vos jeux, les jeux sont faits, rien ne va plus  » nous vous proposons 1 vitrine + 1 table dédiées au jeu et au hasard !

 

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Bibliographie complète à retrouver et télécharger ici

Les Editions MeMo au Rideau Rouge

Les Editions MeMo au Rideau Rouge

logo_topNous avons décidé de mettre en avant durant les mois de janvier et février le très beau catalogue de MeMo au Rideau Rouge.

Fondées en 1993, les éditions MeMo publient une dizaine de titres par an. S’ils défendent la création contemporaine (Janik Coat, Kitty Crowther) Christine Morault et Yves Mestrallet, les deux fondateurs de MeMo, gardent aussi un oeil sur le passé. Ainsi de belles rééditions mettent en avant de grandes écoles d’illustrations de l’Europe de l’Est (Josef Lada) à l’Amérique du Nord (la collection les Trésors de Sendak).

Des rééditions pour savoir d’où l’on vient, des ouvrages très contemporains pour savoir où l’on va.

Faisons un petit focus sur quelques albums que nous sélectionnés.

CEstMaMare_Couv_dia-fdf8dCommençons par C’Est Ma Mare de Claire Garralon. Voici un titre intéressant à bien des niveaux. Tout d’abord l’illustration, un trait minimaliste, de grands aplats de couleurs. Un caneton trouve une mare, la trouve à son goût et détermine qu’elle lui appartient. Un autre caneton arrive et déclare lui aussi : « quelle jolie mare ! C’est ma mare ! » Que faire ? Partageons-nous l’espace. Les canards, de plus en plus nombreux, se partagent ainsi un espace toujours plus petit. Cela se poursuit jusqu’à l’arrivée d’un caneton noir. Cette mare pourrait être à tout le monde. Comme quoi, on peut vivre ensemble dans un espace et en être enrichi à condition de partager.CEstMaMare_Dia11-7fe8d

 

UnTrouCEstPourCreuser_Couv_dia-b5545Autre coup de cœur dans ce catalogue, Un Trou c’est pour creuser de Ruth Krauss et illustré par Maurice Sendak.

On est frappé par la tendresse des scénettes présentées, la finesse des illustrations de Maurice Sendak et les inventions lexicales, les orteils c’est pour faire du gigotis, les oreilles pour de l’écoutis.

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Lucy_couv_dia-b4fbdEnfin Lucy d’Olivier Douzou. Au printemps, l’apiculteur sort ses ruches, Lucy, la plus petite des ses abeilles ne sort que la nuit. Que peut-elle bien faire ? Si elle attend la nuit c’est pour butiner les fleurs de la Grande Ourse. Elle fabrique ainsi un miel pas comme les autres, un miel de lune.

 

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