Prix du livre d’écologie politique, « Les metropoles barbares » analyse en profondeur le phénomène peu étudié de métropolisation.

La métropolisation implique une expansion urbaine incessante et l’accélération des flux et des rythmes de vie. Elle transforme les villes en firmes entrepreneuriales, et génère exclusion économique, ségrégation spatiale et souffrance sociale, tout en alimentant la crise environnementale. Au point que les grandes villes inspirent aujourd’hui un rejet croissant qui se traduit par une multitude de résistances ordinaires.

De la relocalisation de la production maraîchère à l’occupation de zones menacées par les grands chantiers d’infrastructures, ces «initiatives de l’alternative » et ces luttes productrices de communs sont l’expression d’une biopolitique de transformation sociale radicale.

Ménager la totalité organique du vivant, ses lieux et ses rythmes, et organiser collectivement les conditions de l’autonomie pourraient ainsi constituer le socle d’une contre-société décroissante face à la barbarie des métropoles et à l’abîme socioécologique où elles nous précipitent.


Guillaume Faburel est Professeur d’Etudes urbaines à l’Université Lyon 2