Un bon garçon de Paul McVeigh

Editeur : Philippe Rey (2016) / 22 pages / 19 euros

Un bon garçonRésumé :

Irlande du Nord, années 80, en plein conflit entre catholiques et protestants à Belfast. Mickey, le narrateur, vit sa dernière journée à l’école primaire. Bon élève, il se réjouit d’avoir été admis dans une grammar school, et d’échapper ainsi à ses condisciples. Mais, lors d’un surréaliste rendez-vous chez le directeur, il apprend que son père a dépensé l’argent de sa scolarité. Ce sera donc St. Gabriel, le collège de base fréquenté par les gamins du coin. Les vacances qui commencent ont un goût bien âpre et Mickey décompte avec angoisse les semaines précédant la rentrée. Rêveur qui passe son temps à inventer des histoires, il adore sa mère et sa petite soeur, mais redoute son père alcoolique et sa brute de grand frère qui n’aime rien tant que le tourmenter. Tous s’accordent à le dire, Mickey est «différent» : enfant doué et sensible pour certains, «petit pédé» jouant trop avec les filles pour les autres… L’IRA, les bombes, les émeutes, les affrontements avec l’armée britannique sont omniprésents dans la vie de Mickey qui comprend vite que, pour protéger les siens, il faut parfois franchir quelques lignes. Avec beaucoup de sensibilité, de tendresse et d’humour, Paul McVeigh nous fait partager le point de vue et l’innocence du petit Mickey. Là est la grande force de ce roman percutant : donner à nos yeux d’adultes ce regard d’enfant.

 

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(modifier le titre en fonction de la catégorie de la chronique, c’est à dire modifier les mots entre guillemets)