Les spectateurs de Nathalie Azoulai

POL (2018) / 305 pages / 17.90€

les spectateurs

Elle a magnifiquement écrit sur Racine avec son roman Titus n’aimait pas Bérénice pour lequel nous l’avions d’ailleurs reçu à la librairie. Ici, Nathalie Azoulai écrit sur l’exil, la France des années 60, la relation d’un jeune garçon à sa mère, fascinante, à l’élégance hollywoodienne, revendiquée comme une résistance. Une réussite !

Résumé : Une famille regarde, inquiète et médusée, une conférence de presse du Général de Gaulle à la télévision. En direct, le fils de treize ans comprend qu’on peut avoir à quitter son pays natal, sa langue, sa maison. Comme ses parents chassés de chez eux quelques années plus tôt Bouleversé, il veut savoir comment ça s’est passé, quand et comment on décide de partir, ce qu’on emporte dans ses valises, ce qu’on laisse derrière soi. Mais à toutes ses questions, personne ne répond vraiment comme si on lui cachait quelque chose.

En interceptant des récits qui ne lui sont pas destinés, l’enfant reconstitue les menaces, le départ les adieux, et recoud les différents pans d’une histoire qui entrelace l’amour et le secret, l’exil et les films hollywoodiens, l’Orient et l’Occident…

 

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(modifier le titre en fonction de la catégorie de la chronique, c’est à dire modifier les mots entre guillemets)