Le Merveilleux Saloon de McSorley de Joseph Mitchell

Éditeur : Diaphanes (2016) / 544 pages / 25 euros

Le merveilleux saloon de McSorley
Ce recueil de reportages de Joseph Mitchell, véritable pionnier du Nouveau Journalisme, est tout simplement GENIAL. Comme on pourrait nous soupçonner d’indolence graphique, ajoutons que ce livre est aussi remarquablement intelligent, que tout y est incroyable mais vrai, que les portraits sont truculents, que l’auteur s’y montre tendre et passionnant, et que l’ouvrage porte un titre à la hauteur du plaisir de lecture : merveilleux ! Taxez-nous d’utilisation abusive d’adjectifs, on assume.

 Résumé : New York, années trente à cinquante. Voilà bien longtemps que les reportages, portraits et récits de Joseph Mitchell font partie des grands classiques de la littérature américaine. Il était donc grand temps de faire traduire ces récits fourmillant de personnages originaux et d’événements improbables. Parus entre 1938 et 1955 dans le journal The New Yorker, les textes réunis dans le présent recueil, livre de chevet de Paul Auster, de Jonathan Lethem ou encore de Woody Allen, dessinent une sorte de tableau animé d’un milieu populaire new-yorkais en proie à une lente disparition. Avec ces portraits fouillés, le mythique père fondateur du « New Journalism » démontre de manière inégalée que le reportage de terrain peut être une discipline littéraire à part entière qui se lit avec gourmandise.

« Une merveille, à classer au même rang que les plus grands chefs-d’œuvre de la littérature. » Salman Rushdie

« Voilà ce qu’aurait pu écrire Borges s’il avait été originaire de New York. » Martin Amis

 

S’abonner à la newsletter



 

D’autres chroniques « bandes dessinées »

(modifier le titre en fonction de la catégorie de la chronique, c’est à dire modifier les mots entre guillemets)