Le fils de Philipp Meyer

Le fils On se laisse emporter par cette saga familiale magistrale qui nous fait voyager dans l’ouest américain de sa conquête à nos jours, on pourrait y croiser à la fois Sitting bull , John Wayne, Scarlett Oh Hara et JR Ewing.

Dans un style très maîtrisé et très rythmé, entre épopée sauvage et success story, l’auteur nous propose une écriture exigeante. En effet, de 1850 à nos jours on passe d’une époque à l’autre au fil du récit de la vie de cet arrière grand père aux prises avec les Indiens, de son fils face à ses doutes quant à l’imposition des blancs dans le sud américain, et de l’ascension de l’arrière petite fille veuve richissime et magna du pétrole.

Pourquoi ne pas y voir une certaine allégorie de l’Amérique dont les fondations seraient tout autant scellées par les idéaux démocratiques des pères fondateurs que par un esprit ultra libéral né en partie de cette conquête de l’ouest et du sang qu’elle a fait couler ?

Résumé : Eli McCullough, le Colonel, marqué à vie par trois années de séquestration chez les Comanches, prend part à la conquête de l’Ouest avant de s’engager dans la guerre de Sécession et de bâtir un empire. Peter, son fils, révolté par l’ambition dévastatrice du père, ce tyran autoritaire et cynique, profite de la révolution mexicaine pour faire un choix qui bouleverse son destin et celui des siens. Jeanne-Anne, petite-fille de Peter, ambitieuse et sans scrupules, se retrouve à la tête d’une des plus grosses fortunes du pays, prête à parachever l’oeuvre de son arrière-grand-père. De 1850 à nos jours, une réflexion sur la condition humaine et le sens de l’Histoire à travers les voix de trois générations d’une famille texane.

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