L’amie prodigieuse de Elena Ferrante

Éditeur : Folio (2016) / 448 pages / 8.20 euros

L'amie prodigieuse

Premier tome de la nouvelle saga romanesque addictive d’Elena Ferrante, ce roman dépeint dans un style fluide et très agréable, l’amitié de deux jeunes filles dans un quartier populaire de Naples à l’aube des années 60.

Il est question dans ce roman des choix dont dispose une jeune fille dans une société italienne soumise à un déterminisme social quasiment immuable et à une pression familiale très forte. Étudier au risque de se marginaliser ? Épouser un homme riche et oublier ses rêves ? Quitter son quartier et le monde très codifié qu’il incarne ?…

L’apparence physique, les fréquentations, les lectures, la langue parlée – les jeunes filles passent sans cesse du dialecte à l’italien –  les relations familiales, les amours, les résultats scolaires, sont autant de marqueurs qui vont influer ou pas sur leur destin.

Un roman à la fois intimiste et social dans lequel l’Italie et la langue italienne sont des personnages à part entière, à lire si possible à l’ombre d’un olivier en dégustant une gelati bien crémeuse .

Résumé :Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile. » Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien quelles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.

 

 

S’abonner à la newsletter



 

D’autres chroniques « bandes dessinées »

(modifier le titre en fonction de la catégorie de la chronique, c’est à dire modifier les mots entre guillemets)