Fugitive parce que reine de Violaine Huisman

Gallimard (2018) / 245 pages / 19€

fugitive parce que reine

Une mère excessive en tout : en cigarettes fumées (en voiture, les fenêtres fermées, les deux enfants à l’arrière), en gueulantes poussées, en adoration pour ses deux filles. Une fille en quête de cette mère inconcevable, en hommage à cette maternité-ouragan. Un portrait infiniment touchant, servi par une écriture précise et raffinée. Un roman à la hauteur de la beauté de son titre !

Résumé : « Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90°, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu. »

Ce premier roman raconte l’amour inconditionnel liant une mère à ses filles, malgré ses fêlures et sa défaillance. Mais l’écriture poétique et sulfureuse de Violaine Huisman porte aussi la voix déchirante d’une femme, une femme avant tout, qui n’a jamais cessé d’affirmer son droit à une vie rêvée, à la liberté.

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